Connaître les 4 piliers qui favorisent l’apprentissage scolaire

Comme tous les parents, vous aspirez à la réussite de vos enfants, dans la vie quotidienne et sur le plan scolaire. Mais vous vous demandez comment vous y prendre pour les accompagner efficacement. Depuis quelques années, les chercheurs se sont emparés de cette question pour tenter d’apporter des réponses scientifiques. Les neurosciences ont réalisé des avancées majeures sur le fonctionnement cérébral et les habiletés cognitives. Ont ainsi été dégagés quatre facteurs qui jouent un rôle décisif pour bien apprendre à l’école. Les secrets qui favorisent l’apprentissage scolaire résident dans ces quatre piliers : l’attention, l’engagement actif, le rôle de l’erreur et la consolidation. Chacun d’eux mérite quelques explications.

Pour bien apprendre à l’école, savoir canaliser son attention

« Fais attention ! », « Sois attentif ! » Peut-être répétez-vous régulièrement ces phrases à vos enfants. Vous avez raison ! L’attention est la première condition pour favoriser les apprentissages.

Qu’est-ce que l’attention ?

C’est la capacité, pour le cerveau, à filtrer un élément. Être attentif permet de sélectionner une information, de se focaliser sur celle-ci et de la traiter. C’est essentiel à tout processus d’apprentissage. 

L’attention implique deux opérations simultanées : 

  • être en alerte, concentré sur un seul élément ;
  • exclure les informations inutiles et les sources de distraction.

Par exemple, à l’école, l’élève attentif sait se focaliser sur sa tâche et faire abstraction des bruits autour de lui, de son voisin qui discute, etc. 

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Comment améliorer l’attention ?

Sauf en cas de pathologie, les ressources attentionnelles sont innées. Mais elles dépendent de l’environnement dans lequel l’individu évolue. Par conséquent, l’attention se travaille et s’entretient au quotidien.

Pour stimuler l’attention de vos enfants, vous pouvez : 

  • leur proposer des jeux et activités qui demandent de la concentration ;
  • les inciter à un recentrage, avec des exercices de yoga ou de méditation ; 
  • les aider à développer leurs capacités sensorielles. Par exemple, lors d’une promenade en forêt, invitez-les à décrire les bruits, les couleurs ou à percevoir les odeurs.

S’engager activement dans ses apprentissages scolaires

Faire preuve de curiosité et d’implication

L’apprentissage a un ennemi juré : la passivité. Bien apprendre, c’est être acteur, curieux et s’impliquer. La deuxième règle d’or est donc l’engagement actif. 

Il s’agit d’être curieux, de se mobiliser sur une tâche, d’explorer, de faire des essais, des hypothèses et des expériences, de prendre des initiatives. Chaque enfant naît avec de la curiosité et une envie d’apprendre. Là encore, l’environnement influe sur cette disposition naturelle. Les parents peuvent donc entretenir et favoriser la curiosité chez leur enfant.

Favoriser les apprentissages scolaires

Comment susciter l’envie d’apprendre ?

Voici trois attitudes simples qui permettent de proposer un cadre bénéfique :

1. Instaurez un environnement stimulant. 

Le manque de stimulation inhibe la curiosité. Parlez à vos enfants dans une langue riche pour qu’ils apprennent du vocabulaire et des structures de phrases. Lisez-leur quotidiennement des histoires pour stimuler leur imagination. Conviez-les à découvrir le monde. Bref, sachez piquer leur curiosité !

2. Cultivez chez vos enfants le sens de l’effort. 

Un enfant devient curieux et apprend s’il fait l’effort de comprendre par lui-même. L’adulte guide et met en place des conditions d’apprentissage, mais il ne donne pas la solution, ne fait pas à la place de l’enfant. Sinon, celui-ci comprend très vite que recherche et curiosité sont inutiles !

3. Incitez vos enfants à approfondir les sujets. 

En tant qu’adulte, on peut donner des explications, des éléments de base sur un sujet. Mais il est intéressant que l’enfant approfondisse par lui-même. Il pourra lire un documentaire, écouter un podcast, utiliser un kit d’activités sur un thème ou encore réaliser une expérience.

Tirer parti de ses erreurs pour bien apprendre à l’école

Accepter de se tromper

L’erreur est normale et même indispensable pour apprendre. Se tromper fait partie intégrante de l’apprentissage. 

Ainsi, veillez à avoir, de façon très explicite, un discours bienveillant et encourageant. Le renforcement positif, par l’approbation et l’encouragement, est décisif.

Corriger ses erreurs

L’erreur permet d’avancer, mais à condition d’être prise en considération par l’apprenant. Se tromper et faire fi de son erreur n’a aucune vertu. L’enfant progresse et apprend s’il mobilise sa réflexion pour tenter de se corriger, s’il refait un essai et persévère dans sa tâche. C’est le troisième ingrédient de la recette pour bien apprendre.

Apprendre suppose une alternance de trois phases : l’apprentissage, le test et la correction. Par exemple, un enfant qui empile des cubes suit ces trois phases : d’abord, il apprend en se concentrant pour placer les cubes. Ensuite vient le test : si un cube tombe, il comprend qu’il a commis une erreur. Enfin, en replaçant ce même cube, il tente de se corriger.

Consolider les apprentissages scolaires

Pour qu’un apprentissage soit efficace, il doit être consolidé et devenir automatisé. Au début, tout apprentissage passe par une forte concentration sur une tâche qui demande beaucoup d’efforts.

Quand l’enfant de CP apprend à lire, il commence par se focaliser sur la combinaison des lettres. Une fois le déchiffrage automatisé, l’objectif devient la compréhension des textes (une compréhension d’abord assez globale puis de plus en plus fine). La tâche du jeune lecteur est alors dirigée sur la mémorisation des éléments lus. Ce n’est qu’à la fin de ce lent processus que l’enfant devient un lecteur expert, c’est-à-dire un lecteur dont le cerveau a automatisé l’ensemble des tâches.

Répéter pour bien mémoriser

La consolidation suppose donc la mémorisation en profondeur. C’est en répétant et en révisant à intervalles réguliers que le cerveau mémorise. Les études s’accordent pour affirmer que toute mémorisation suppose au moins trois passages. 

Plus les apprentissages sont espacés, plus l’activité cérébrale augmente. Ainsi, pour aider votre enfant à apprendre ses leçons, des séances quotidiennes courtes (une quinzaine de minutes) seront bien plus bénéfiques qu’une longue et fastidieuse séance hebdomadaire.

Le lien entre mémoire et sommeil

Bien dormir pour bien apprendre

Le sommeil joue un rôle-clef dans la mémorisation. Il est primordial de veiller à ce que votre enfant dispose de la quantité de sommeil dont il a besoin. Les enfants de 3 à 5 ans doivent dormir entre 10 heures et 13 heures par jour. Les enfants de 6 à 13 ans ont, quant à eux, besoin d’une durée de sommeil comprise entre 9 et 11 heures. 

Pendant le sommeil, le cerveau mémorise les dernières acquisitions. Il consolide également ce qui a été appris et révisé plusieurs fois. Mais son rôle ne s’arrête pas là. Il transforme les apprentissages, faisant passer les connaissances de la mémoire courte à un stockage à long terme. 

Bien apprendre à l’école repose sur ces quatre piliers. Votre enfant est donc acteur de ses apprentissages. Mais c’est par le plaisir et l’envie d’apprendre qu’il réussira. Vous, parents, vous pouvez le guider sur cette voie. Vous devenez alors un chef d’orchestre qui s’assure qu’il évolue dans un environnement propice. Glissez-lui à l’oreille des incitations, offrez-lui un abonnement à Touk Touk Magazine, proposez-lui des sorties, assurez-vous qu’il dorme bien. Votre enfant aura alors toutes les cartes en main pour réussir dans ses apprentissages.

CRT

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